Les troubles d’apprentissage


Les troubles d’apprentissage

Un trouble d’apprentissage regroupe des difficultés multiples dont les causes sont liées à des dysfonctionnements cognitifs, neurologiques… Il s’accompagne toujours de répercussions sur la vision du monde, la construction de l’estime de soi, la motivation… Il est au centre des trois aspects fondamentaux de l’apprentissage:  conatif, cognitif et affectif…

Il handicape fortement l’enfant dans tous ses apprentissages scolaires et autres et se met en évidence par divers symptômes (dyslexie, dysorthographie, dyslalies, dyscalculies, difficultés à se concentrer, …échec scolaire)
Tous les enfants peuvent souffrir de trouble d’apprentissage, ces difficultés n’épargnent personne et génèrent échecs scolaires (voire abandon), conflits familiaux, perte d’estime de soi…Nous savons cependant que de nombreux troubles spécifiques sont liés à la génétique et leurs conséquences seront influencées par le milieu (scolaire,  familial,sociétal) 

En dehors des troubles exposés dans la rubrique « logopédie » voici quelques troubles d’apprentissage fréquents chez les enfants et jeunes.

  • Les TDA/H : Trouble et déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité motrice. Ce trouble amène de grosses perturbations scolaires et familiales, il perd ses affaires, oublie tout, perd du temps, ne semble pas écouter ce qu’on lui dit, ne tient pas en place, dépasse les limites…
    Les difficultés ne permettent pas à l’enfant d’aborder les apprentissages de manière sereine. Toute demande d’attention le vide de son énergie et l’angoisse, ce qui augmente encore ses difficultés.
  • La dysharmonie cognitive : Certaines fonctions cognitives se sont développées normalement et d’autres accusent des retards importants.
    L’enfant est dans une situation d’inconfort cognitif permanent qui ne lui permet pas d’apprendre sans aide, il peut développer des troubles secondaires de comportement en réaction à ses difficultés à vivre sa dysharmonie.
  • Les dyspraxies : Alors que tout geste finit par s’automatiser, chez l’enfant dyspraxique, cette automatisation a beaucoup de mal à se faire. L’enfant est fortement handicapé dans tous les mouvements qui demandent des séquences. Il est maladroit, se cogne, tombe, casse, ne joue pas ou peu avec des blocs, puzzles, il dessine peu ou pas car il ne peut être soigneux, il présente des difficultés motrices globales et/ou fines (dysgraphie) Il est constamment critiqué pour son manque de soin et sa maladresse, malgré son envie de bien faire…
  • Les difficultés spatio-temporelles : Certains enfants ont du mal à organiser et à structurer le temps et l’espace qui les entourent, et, de là, présentent des difficultés dans le développement de leur schéma corporel, dans l’organisation du travail, l’ordre, les représentations mentales…
    Les difficultés de décentration spatiale et temporelle qui en découlent se répercuteront dans toute sa vie scolaire.


La motivation scolaire.

Que cache la phrase « Il n’est pas motivé… » ? La motivation est liée à plusieurs points détaillés ci-après :

  • Les idées que l’enfant se fait de son intelligence et du but de l’Ecole : L’enfant motivé a besoin de croire que son intelligence peut se développer, se construire, grandir et que l’école est là pour l’aider à y arriver, à apprendre, à s’enrichir…
    L’enfant en échec est souvent confronté à une idée évaluative de l’école et est certain que ses capacités (bonnes ou mauvaises) sont figées.
  • Quelles sont les stratégies pour « attaquer » une demande scolaire : Trouver une utilité et/ou un plaisir à cette demande, rester maître de ce qu’on sait faire et ne pas faire, connaître ce que la demande exige au niveau cognitif :
  • C’est quoi étudier ? Est-ce que si j’ai compris, c’est suffisant ? Qu’est-ce que mon professeur attend de moi ? Que faire dans ma tête ?

Ce dernier point fait partie de la méthodologie de travail et de la gestion mentale que le sujet peut mettre en place face à une demande, elle sera particulièrement travaillée en séance de gestion mentale et de pédagogie positive.