Ergotherapie et Orthoptie


Ergotherapie:

 

Pour quels enfants ?

Dans la vie de tous les jours : il est maladroit, se cogne souvent ; il est lent pour : couper sa viande, éplucher une orange, se laver, s’habiller, descendre un escalier, dessiner, coller, découper, plier, bricoler ; il a du mal à s’organiser, par exemple, pour : utiliser une latte, une gomme, un taille crayon, un compas, une équerre ; il est vite fatigué. Il aime les jeux de rôles, a une imagination débordante, surinvestit le verbal.

  • En écriture : l’enfant se fatigue rapidement, il se plaint de douleurs musculaires lors d’exercices prolongés ; son écriture est irrégulière, brouillonne ; il a des difficultés à respecter une ligne, un interligne, les espaces entre les mots ; il serre son crayon de manière intense, la préhension du crayon est instable ; il est plus lent que les autres enfants, ne parvient pas à terminer les exercices demandés…
  • En lecture : l’enfant présente une fatigue visuelle intense ; après quelques lignes de lecture, les yeux larmoient ; la lecture est non fluide ; il saute des mots, des lignes, effectue des retours en arrière ; se perd dans le texte.
  • En mathématiques : il obtient des résultats fluctuants ; le dénombrement est laborieux ; il a des difficultés à appréhender un tableau à double entrée, à donner du sens à un schéma ; il confond les signes >,<,×,+,… ; la géométrie est un véritable cauchemar pour lui.

Le bilan ?

  • Bilan neuro-visuel de première ligne: il nous donne un point de départ pour savoir si la motricité visuelle sera suffisamment efficace pour pouvoir lire de manière fluide sans fatigue visuelle ; il nous renseigne également sur les capacités de l’enfant à se repérer dans un texte et sur sa manière de chercher des informations visuelles. il est suivi, si besoin, d’un bilan complet chez notre orthoptiste, Gwenaele.
  • Bilan visuo-spatial : il nous informe sur les capacités de l’enfant à percevoir les diagonales, à orienter et organiser l’espace/page ; il nous permet d’observer comment l’enfant procède pour dessiner un triangle, un rond, des lignes enchevêtrées,… ; et en 3D, comment s’organise-t-il pour construire une tour avec des cubes, par exemple ?
  • Bilan sensori-moteur : il évalue la grapho-motricité fine (avec son crayon, l’enfant est-il capable de suivre un trajet en restant dans les limites d’un chemin en utilisant des mouvements fluides du poignet, des doigts… ?), la dextérité (est-il capable de réaliser des mouvements suffisamment rapides des doigts pour pouvoir écrire sans fatigue et répondre aux exigences scolaires ?), les praxies gestuelles (les gestes appris sont-ils suffisamment automatisés pour pouvoir être réalisés sans devoir réfléchir à la procédure ?), la sensibilité tactile (sent-il correctement ses doigts ? = préalable important pour obtenir une tenue efficace du crayon/stylo)
  • Bilan de graphisme et écriture : nous permet d’observer la qualité du trait ; le respect de la ligne, des interlignes, des espaces entre les mots ; la rapidité d’écriture.
  • Bilan d’autonomie : l’enfant, les parents, les instituteurs ou tout autre personne qui partage le quotidien de l’enfant nous rapporte comment il se débrouille pour : se laver, s’habiller, utiliser des couverts ; mettre la table, débarrasser ; ouvrir une boite à tartine ; utiliser des marqueurs, dessiner, ranger ses affaires dans son cartable, dans ses classeurs, dans sa chambre ; rouler à vélo, jouer au tennis, nager, faire du patin à glace…

Note : Pour pouvoir interpréter au mieux les résultats, ce bilan sera idéalement mis en concordance avec un profil psychologique et/ou neuropsychologique de votre enfant ainsi qu’un bilan logopédique.

Attention : Communiquer les bilans déjà réalisés pour éviter que votre enfant ne réalise deux fois les mêmes épreuves.

La rééducation ?

Le traitement est orienté en fonction des résultats obtenus. En pédiatrie, le jeu et les activités quotidiennes sont les moyens privilégiés de l’ergothérapeute.
Le but de la rééducation est de favoriser et développer les aptitudes manquantes de l’enfant (coordination gestuelle, planification motrice, organisation de la tâche ; motricité fine, dextérité manuelle ; manipulation des instruments scolaires ; déficits sensoriels et perceptifs ; graphisme)

Orthoptie: 

Pour quels enfants?: 

Sa Concentration est difficile, il présente des difficultés de mémorisation
Capacités d’inhibition fragiles par rapport aux bruits/camarades/ aux multiples éléments contenus dans un texte ou sur une page.
Il a du mal à  exécuter une double tâche ou des difficultés de repérage dans les lignes, de passage à la ligne. Il présente une lenteur de travail / de lecture
Difficultés dans la prise de note, passage tableau / feuille difficile.
Il se plaint de céphalées frontales en fin de journée. On observe encore des difficultés graphiques, manque de précision…

Les domaines d’activités où l’on observe des déficits:

– les troubles de la vision binoculaire (insuffisance de convergence, fatigue visuelle)
– les troubles neurovisuels
– les troubles des apprentissages
– les strabismes
– les amblyopies
– les paralysies oculomotrices

Le bilan :

Un projet de rééducation et des aménagements peuvent être alors proposés.
Le bilan orthoptique ne permet en aucun cas d’établir un diagnostic de trouble spécifique  des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, …)
Il permet d’orienter le diagnostic et est complémentaire aux différents bilans effectués.

La rééducation:

Proposer des exercices visant à améliorer les capacités visuelles :
– les capacités fusionnelles
– l’orientation du regard
– les stratégies d’exploration visuelle
– la discrimination visuelle
– l’anticipation visuelle
– la reproduction de forme
– outils : synoptophore, jeux, supports papiers

Contournements ?

Avec l’enfant, nous allons chercher des adaptations appropriées, mettre en place des moyens de compensations, proposer des aménagements scolaires pour diminuer les difficultés rencontrées en écriture, calcul, lecture et dans la vie quotidienne.

L’information ?

Il est important que l’enfant soit compris tant à la maison qu’à l’école et, que tous les intervenants soient au fait des points forts et difficultés précises de l’enfant pour favoriser un cadre d’apprentissage stable et judicieusement adapté (exigences scolaires, choix des méthodes de travail, supports accessibles…).
Un travail pluridisciplinaire cohérent est primordial pour que l’enfant puisse évoluer en toute sérénité.